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Des investissements massifs dans les infrastructures


« En 2001, les plans Omega du Sénégal et Map de l’Afrique du Sud ont ainsi été fusionnés pour donner naissance au Nepad [Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique], dont l’objectif était de vraiment pousser les investissements dans ce domaine, se souvient Makhtar Diop, l’actuel vice-président Afrique de la Banque mondiale et ancien ministre des Finances d’Abdoulaye Wade, l’un des principaux artisans de cette initiative.

Mais c’est surtout au niveau des États que cette volonté s’est manifestée de manières assez diverses : les pays pétroliers et miniers ont utilisé à fond les ressources publiques pour construire leurs infrastructures. D’autres, comme le Sénégal, ont fait rentrer le secteur privé dans les projets », explique-t-il. Certes, face à l’immensité des besoins – 100 milliards de dollars chaque année –, le continent est loin d’avoir rattrapé son retard dans le domaine mais les progrès sont réels. Routes, ports, centrales électriques, stations d’eau potable…

« Les dépenses de l’Afrique en matière d’infrastructures sont passées de 36 milliards de dollars en moyenne sur la période 2001-2006 à 80 millions en 2015 », selon la dernière version du rapport Lions on the move de McKinsey, qui note cependant que ces investissements n’ont pas progressé en pourcentage du PIB.

« Durant les quinze dernières années, les investissements dans les infrastructures ont été plus importants que sur l’ensemble des trois décennies précédentes », confirmait récemment à Jeune Afrique l’économiste bissau-guinéen Carlos Lopes. Plusieurs capitales ont significativement progressé en matière d’infrastructures dans le classement annuel du Forum économique mondial. Ainsi le Maroc décroche la deuxième place parmi les Africains, derrière Maurice mais devant l’Afrique du Sud. La Côte d’Ivoire a elle aussi progressé de 10 points dans ce classement où elle tient la cinquième place africaine.

Le chemin reste encore long mais de nombreux projets sont en cours, depuis le gigantesque barrage de la Renaissance en Éthiopie (6 000 MW prévus pour 2017) jusqu’au projet sénégalais de Diamniadio. Avec un nouvel aéroport, une autoroute à péage [opérée par le groupe français Eiffage], un train express et des logements, ce dernier a pour objectif de désengorger Dakar, une de ces villes africaines devenues mégapoles.

 

Jeune Afrique




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