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La distraction préférée des enfants


Les enfants adorent qu’on invente des histoires pour eux. Pourtant, peu de parents se lancent. Manque d’inspiration, peur de ne pas être à la hauteur… 

 

Lire une histoire à votre enfant, c’est bien. En inventer une rien que pour lui, c’est encore mieux. On ne le dira jamais assez, les histoires inventées sont un formidable outil au service des parents. Construites sur mesure pour l’enfant qui les écoute, elles sont parfaitement adaptées à son humeur et à ses préoccupations du moment. Elles permettent de faire passer des messages et de l’aider à grandir. Raconter une histoire inventée, c’est aussi parler à l’âme de l’enfant. C’est un don de soi. On puise dans ce qu’on a de plus intime. On partage, sous forme métaphorique, sa conception de la vie, ses valeurs, sa vision du monde. Voilà pourquoi aucun livre, aussi merveilleux soit-il, ne remplacera jamais l’histoire que vous inventez pour votre enfant.

Raconter une histoire demande du calme, de l’intimité, de la proximité. Asseyez-vous sur le lit de votre enfant  ou installez-vous ensemble sur une chaise. Vous allez pouvoir établir le contact visuel, raconter avec tout votre corps, mimer les aventures, exprimer les émotions qui surgissent. Autant de modes d’expressions qui dépassent les mots et dont votre enfant va se nourrir.

Il n’y a pas de règle. Certaines histoires tiennent en quelques phrases et durent une ou deux minutes. D’autres se déroulent sur des mois, voire davantage. Je connais des familles où on raconte la même histoire  à rebondissements depuis des années. Commencez par de courtes histoires. Et si possible avec des tout-petits  parce qu’ils s’enchantent de choses très simples : un cochon qui prend son bain, une abeille qui ne veut pas aller à l’école. Ensuite, laissez votre enfant vous guider. Observez-le. S’il commence à s’agiter, s’il donne des signes d’ennui, c’est qu’il est temps d’inventer de nouvelles péripéties ou de faire entrer en scène d’autres personnages. Et de réfléchir à la chute de l’histoire.


Une histoire, c’est un problème (le héros a perdu sa maman par exemple) et sa résolution (comment il parvient à la retrouver).

Le choix des héros est essentiel. Animaux, humains, objets, personnages fantastiques : ne vous limitez pas,  tous ont leur place dans votre histoire  Le bizarre ne fait pas peur aux enfants, au contraire.  Ils peuvent tout accueillir. Certains personnages vous plairont tant qu’ils reviendront d’une histoire à l’autre, en s’étoffant au fil du temps. D’autres feront un juste petit tour, et s’en iront. Précisez où et quand se passe l’histoire. Pas besoin de longues descriptions minutieuses.  « Il était une fois, dans une grande maison au milieu de la forêt », ça  suffit pour poser le cadre. L’aventure peut commencer.

C’est le ressort de tout récit. L’histoire commence vraiment quand les ennuis arrivent   Le héros sauve la princesse mais le méchant roi les fait  rattraper par ses brigands qui les jettent dans une grotte. Par chance le héros a dans sa poche un caillou magique qui, lorsqu’on le

frotte, fait apparaître un génie. Ce dernier aide les amoureux à s’enfuir dans la forêt mais voilà qu’un dragon ailé fonce droit sur eux.

Comment vont-ils s’en sortir ? En multipliant les péripéties, vous faites durer votre histoire aussi longtemps que vous voulez, en fonction du temps dont vous disposez. N’hésitez pas à multiplier les difficultés. Les problèmes complexes et leur résolution, c’est précisément ce qui intéresse les enfants. Ce qu’ils cherchent à apprendre, au travers des histoires, c’est comment on s’en sort  lorsque ça va mal

Il y a deux types de fins : soit une fin heureuse où le héros se retrouve en meilleure situation qu’au début de l’aventure, soit une fin malheureuse où les choses tournent plutôt mal pour lui. A vous de choisir. Les deux types de fins correspondent à des scenarios possibles de la vie. En outre, une fin triste peut permettre à votre enfant de se libérer d’un chagrin et de se faire consoler  pas seulement de l’histoire que vous venez de lui raconter mais aussi de ce qui lui a fait de la peine dans la vie.

 

 

 




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