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58 e anniversaire d’indépendance du Burkina Faso


                     58 e anniversaire d’indépendance du Burkina Faso

Au-delà du pari de MANGA

 

C’est ce le mardi 11 Décembre 2018 que le Burkina Faso a célébré son 58 è anniversaire à l’accession de son indépendance avec pour thème de réflexion «Bonne gouvernance et équité sociale pour une nation forte et prospère ». Cette fois, c’est Manga, capitale de la région du Centre- Sud qui a eu l’insigne honneur d’abriter les festivités.

défilé militaire du 11decembre a Manga

 

Conformément à la volonté politique d’organiser le 11 Décembre de façon tournante et décentralisée, le tour est donné à Manga, la cité de l’épervier dans le centre Sud. Pari organisationnel qu’il faut absolument tenir puisque cette grande fête exige des fils et fille de la région, un don de soi, une mobilisation sans faille sinon un supplément d’effort. Le 11 Décembre  se veut beaucoup plus une rencontre des enfants de la localité. Il est une occasion d’éveil de fibre patriotique et de fierté. Outre son caractère national, il génère et renforce le sentiment d’appartenance à des valeurs culturelles et de cohésion auxquelles les ressortissants de la région s’identifient. C’est pourquoi cette option tournante est plus que bénéfique pour le peuple Burkinabè. Chose que le Centre Sud n’a pas manqué de valoriser. En rappel, cette région est constituée de trois de provinces : le Zounweogo, le Bazèga et le Nahouri. Elle regorge essentiellement des Mossis,  et Gourounsis et d’autres ethnies moins nombreuses. Les organisateurs, notamment dans les activités culturelles ont tenu voir s’exprimer sur le même plateau des artistes puisés de tous ces foyers ethniques. Ainsi sur la scène musicale, pendant les animations, des groupes gourounsis, mossi, bissa,etc se sont succédé afin de valoriser leurs cultures. Personne du Centre Sud n’a été oublié. Concernant le défilé, élément central des festivités du 11 Décembre, il a regroupé plus de 1500 militaires dont un contingent venu de Cote d’ivoire, et plu de 3000 civils. C’est un record presque jamais égalé qui témoigne de l’ensemble d’ensemble que le peuple burkinabè réserve à sa fête nationale. Hommage revient au comité d’organisation au Secrétariat permanent du 11 Décembre, mais aussi aux ressortissants de la région qui ont tenu à lever le défi. Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Dix ans après Fada N’gourma, dans la région de l’Est, le 11 Décembre mérite toujours des retouches afin qu’il serve mieux la philosophie première de ceux qui ont inventé son caractère tournant. Par exemple, il est impératif de filtrer les défilants, afin de ne pas transformer la piste en un air de simple publicité de produits ou de marques. Et puis, la question récurrente des travaux inachevés est devenue comme une seconde nature. Manga en a été un bel exemple.




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